Les mondes de l’internet et de l’audiovisuel s’entremêlent. Avec l’avancée de la TV connectée, celles des tablettes et du wifi domestique, la performance des jeux vidéos et la force des réseaux sociaux tous les codes de la publicité, du marketing, de la communication et de la diffusion ont été bousculés. Cette conjoncture est propice à la créativité et au développement de nouveaux usages réunis sous le concept de « second screen ». Le « second écran » c’est l’usage d’un écran d’ordinateur, d’un Smartphone ou d’une tablette pendant la diffusion d’un programme TV et la prolongation de sa vie dans le temps pour l’étendre à de nouveaux terminaux (replay, catch-up TV, publicité interactive, social TV, etc.).
La création audiovisuelle ou digitale a vu arriver en quelques années de nouveaux outils numériques (Internet, VOD, TNT, ADSL, Catch-up…). Les modes de consommation des spectateurs et téléspectateurs que l’on appelle « les usages » dans le monde de la communication et du marketing, remettent fortement en question les medias traditionnels. Le modèle économique du secteur audiovisuel, de la création en passant par la production jusqu’ à la diffusion ne prend plus les mêmes chemins, ne disposent plus des mêmes recettes.
Le modèle économique, nécessaire à l’équilibre des financements, doit maintenant devenir global, sans exclusivité, avec une durée de vie allongée, avec une valeur ajoutée rentable.
Depuis des décennies la production d’un programme n’était possible que lorsqu’on avait trouvé son support de diffusion. Tout le mécanisme classique de financement se mettait alors en route. Aujourd’hui pour la même histoire il faut penser télévision, vidéo, internet, téléphone, tablette pour les supports de diffusion, mais il faut également penser aux usages différents pour chaque catégorie de public et ainsi écrire le livre, le jeu vidéo, l’application mobiles, l’histoire à suivre pour internet, l’histoire à regarder pour la télévision, les histoires déclinées pour les réseaux sociaux, pour la VOD …
Dans le domaine de la création culturelle, près de la moitié du coût des contenus est financée par les organismes publics comme le CNC, le programme Media européen, et diverses autres ressources publiques en fonction du genre de programmes choisis.
L’autre moitié doit trouver son financement auprès du public spectateur. La télévision doit donc adapter le déroulement de ses programmes pour retrouver son public et diversifier les sources de son financement. La production d’un programme destiné à la télévision doit dorénavant prendre en compte tous ces critères afin de retrouver son public et ses annonceurs.
Crossmedia – Brand Content – Social Story-telling – Transmedia
Une nouvelle façon de produire des contenus.
Serge Tomasini













